Eglise St Martin et Curés, Chapelle Ste Valérie

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 Les premières mentions écrites de l'église de Préveranges sont du 13e siècle et se trouvent dans les archives de l'abbaye cistercienne de Bussière d'après un acte daté de 1207, ainsi que dans les archives de l'abbaye des Pierres ou l'on trouve un acte de 1217. Elle dépendait de l'abbaye de Chambon, diocèse de Limoges.

 La partie la plus ancienne est le choeur, il date du 13é siècle.

 Le clocher date du début du 16é siècle. Il se compose d'une tour carré de 2 étages. l'accès au haut de cette  tour se fait par un escalier en pierre puis par des échelles en bois.

 A gauche, la chapelle nord St Abdon est datée de 1669.

  A droite, la chapelle sud  St Joseph appartenait à la famille Pasquet

 A droite du choeur se trouve la sacristie construite au 17e ou 18e siècle.

 L'église était aussi un lieu de sépulture possible pour les curés ainsi que pour certains notables ou bienfaiteurs de la paroisse.

 Quelques exemples vus dans les registres de la paroisse:

 Gilbert Des Ages , sieur du Mas de la Preugne a été enterré en l'église le 24 juillet 1667.

 Le 7e jour du moy de mars 1668 a été inhumé dans l'église de Préveranges Anthoine Dupoirier, agé de 70 ans...

 Le 17 janvier 1670 a été inhumé dans l'église de Préveranges dans le tombeau proche de la chapelle St Abdon,Marin Hachille , maistre d'escholle du pays de Picardie.

 Le 30 mars 1774 le corps de Anne Aufrère , bourgeoise décédée hier au chateau de la Preugne, de cette paroisse, âgée de environ 42 ans, a été inhumée dans cette église.

Une loi du 10 mars 1776 limite le droit de sépulture dans l'église aux seuls gens d'église ( archevèque, curé ) et aux fondateurs des chapelles.

 

Le 12 Septembre 1734 : ( A.D.18:1 Mi 23) visite du cardinal De La Rochefoucault archevèque de Bourges , reçu par Philippe Benoist ' prestre' curé de la paroisse. Le cardinal après visite de l'église ordonne que :

- le ciboire soit changé par un autre plus grand  et proportionné au nombre de fidèles et communiants de la paroisse.

- que l'endroit où sont situés les fonds batismaux soit carrelé.

- que les marbres du grand autel et de la chapelle St Abdon soient incrustés et mis à niveau , car cela peut causer le renversement du calice.

- que les lierres qui couvrent les murs du choeur et de la nef soient coupés et arrachés. 

 

 L'église devint en 1793 " le temple de la Raison" ou avait lieu la lecture des lois et décrets votés par l'assemblée nationale. sous l'inluence de Robespierre se fut ensuite " le temple de l'être suprême".

 le  6 octobre 1793, les cloches sont descendues par le sieur Poirier à la demande du conseil de la commune et emportées à Culan pour être fondues  et transformées en canons..

 Les objets de l'église , argenterie , linge et divers ornements furent également vendus aux enchères les 12 et 20 ventose an 2, pour subvenir aux frais de guerre ou être distribué aux indigents de cette commune.

 Rétablissement du culte catholique le 17 fructidor an 4  octroyé au prètre catholique Jean Bodin. Celui ci renouvelle son serment le 22 fructidor an 4 par ces mots:

 " je reconnais que l'universalité des citoyens est le souverain, et je promets soumission et obéissance aux lois de la république".

 Au 30 frimaire an VI, la paroisse avait 5 prêtres, seul Jean Bodin exerçait la fonction de curé .

 En 1876 rénovation de la charpente du beffroi, de la toiture et du presbytère.

 en 1892  travaux d'embellissement à l'intérieur de l'église. Un autel en pierre de la Meuse voit le jour, ainsi que la restauration de la chapelle de la Ste Vierge.

  Le 9 décembre 1905, la loi de séparation de l'Église et de l'État est votée.

 Le 10 février 1907  - fermage de l'église et du presbytère: bail à Mr le désservant de Préveranges pendant 18 ans à titre gratuit l'église et le mobilier la garnissant,

                                  et location  à bail de 18 ans à Mr le désservant le presbytère et ses dépendances moyennant prix annuel de 150frs

 En 1922 l'horloge est installée. Financée par le leg de Mr Rochon, fourniture de l'horloge par  Ets Odobey, fabricant à Morez du Jura

 En 1934 , remplacement des grandes portes de l'église, par Mr Chatelet charpentier du bourg.

 En 1961 , réparation des cloches par la maison Guyard d'Issoudun

 Au 2é étage se trouve les 2 cloches  électrifiées depuis 1976 après remise en état de la charpente et toiture du clocher

En 1982 , rénovation de l'horlogerie  et pose de 4 cadrans. Un curieux  système de leviers alimente  les 4 cadrans.

En 1987 remplacement de l'horloge.

En 1987 également réfection de la toiture par un couvreur Préverangeois.Mr Rayon

En 1988 ; ravalement des facades

en 1989 ; un gîte rural voit le jour dans l'ancien presbytère.

 

La grosse cloche de 1812:

Cette cloche porte l'insription suivante : " J'ai été refondue l'an 1812, j'ai eu pour parrain Mr Paul Jean-Baptiste AUFRERE de la Prugne, et pour marraine damoiselle Antoinette Léontine AUFRERE de la Prugne, enfants de Mr Jean-Baptiste AUFRERE de la Prugne , et de dame DUPECHE, son épouse, propriétaire de la terre de la Crete, la Prugne, et autre lieux; bénie par Mr léonce Gilbert LEGATE, curé, sous l'invocation de St Paul et de Ste Léontine  - Isidore CORNEVIN , fondeur à Brevanne, dépt. de la Haute-Marne "

La cloche de 1871

Cette seconde cloche porte l'inscription suivante:

" Cette cloche a été donnée par M. Louis COTINEAU de VILLENEUVE. Elle a eu pour parrain M. Louis RUCHON et pour marraine Mlle Marie COTINEAU petits enfants du bienfaiteur. Elle a été bénite l'an 1871 sous l'invocation de St Louis et de Ste Marie par Pierre Perpétue GAUTHIER , curé de la paroisse.   Bollée et ses fils, fondeurs à Orléans ".

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vue de dessus

 

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la Fabrique

 

  La FABRIQUE :

   La fabrique était un conseil de paroissiens chargés de gérer les biens et les revenus obtenus grâce aux dons et legs des fidèles. Le prêtre était le premier fabricier aussi appelé "marguillier". La fabrique était chargé d'entretenir la nef de l'église.

   l'église de Préveranges possédait des biens,des terres et des rentes. Une partie de ces biens provenait des fondations pieuses des fidèles faites par testament ou simple contrat. Les revenus de la fabrique provenaient des quêtes, offrandes, dons, loyers, et fermages et aussi de la location des bancs dans l'église.

   La fabrique est dissoute pendant la révolution  ( loi du 13 brumaire an2) , elle fut reconstituée début du 19 siècle  ( décret du 30 décembre 1809 qui organise le fonctionnement des fabriques, le maire et le curé étaient membres de droit ) et ceci jusqu'en 1905 ( loi du 9 décembre 1905 , de la séparation de l'église de l'état).

 C'est le 10 février 1906 que le receveur des Domaines de Châteaumeillant procéda à l'inventaire de la fabrique . A cette occasion l'abbé Alizon de Préveranges adressa une protestation à l'agent des domaines en parlant de spoliation sacrilège de la part de l'état.

Bureau de bienfaisance j o du 05fevier 1911Bureau de bienfaisance j o du 05fevier 1912

   Problème de voisinage avec le maréchal-ferrand:

   Le 3 avril 1842, le conseil de fabrique se plaint en réunion, du trop proche voisinage de la forge de Mr Ferré , maréchal. Le bruit que faisait le maréchal gênait le curé dans l'exercice de ses fonctions :

" ce tintamarre n'est pas l'inconvénient de quelques moments, mais l'importunité de tous les jours, puisqu'il fait l'accompagnement indispensable de l'adminsitration des sacrements, desconfessions, des instructions, de tous les exercices de la religion, sans épargner le dimanche ce qui est un vrai scandale. Considérant  que la fumée du charbon de terre dont la forge est alimentée pénètre dans l'église et incommode par son odeur les personnes qui la fréquentent, considérant que la situation de cette forge, dont un pan de mur s'élève en face de la porte de l'église, à une distance de 4 mètres seulement, fait obstacle au libre écoulement de la foule, que l'étroit espace laissé entre la forge et l'église étant souvent occupé par des charettes des roues et des feux dont le maréchal se sert pour chauffer ses ferrements n'offre qu'un passage difficile et dangereux à ceux qui vont à l'église ou au presbytère ".

  Le conseil demande donc au maire de la commune le désencombrement du chemin de ronde autour de l'église dans un rayon de 12 mètres

Sources: Archives communales, monographie Rochon, Buhot de Kersers, A.D. du Cher 204 G1 et 204 G2

 

Visite du cardinal de la Rochefoucauld en 1734

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Acte notarial concernant la refonte des cloches du 06 juin 1672

Résumé de l'acte passé chez le notaire E. Benoist,  entre Jean Pasquet prêtre prieur de la paroisse de Préveranges avec Jean Midoux et Nicolas Diex Maitre fondeur du pays de Lorraine:

 L'une des cloches étant cassée il est prévu d'en fondre une autre de la même grosseur, largeur, hauteur et épaisseur qu'elle était avant qu'elle fut cassée et en outre de faire une petite cloche pour la somme de 60 livres Tournois (*).

 (*) la livre Tournois était une monnaie utilisée sous l'ancien régime et disparut en 1795 à la création du Franc.

 

début 1900

intérieur de l'église vers 1960

 Il y a quelques années l'intérieur était celui la Eglise preveranges

intérieur en 2015

 Intérieur de l'église en 2015: des éléments ont disparus....où est la chaire ?....

 

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vitrail St Martin

 

Vitrail du fond du coeur, représentant St Martin ,en bas du vitrail l'inscription suivante " à la mémoire de Jenny de la Preugne née Lespescheux et de Louis de la Preugne  "

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St Martin

Demi-relief en bois taillé nommé " la charité st Martin"

St Martin partage son manteau avec un mendiant.

Restauré par M.Claude Nermond

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Qui est St Martin

 Préveranges se situe également sur le chemin  de St Martin qui relie Szombathely( (lieu de naissance du saint) en Hongrie à Tours, soit environ 2000 kms

 Qui est St Martin ?

 St Martin est né  en Hongrie vers 315 . Il est mort à Candes ( indre et loire) le 8 novembre 397. Il est l'un des principaux saints de la chrétienté.

St Martin est le patron de plusieurs lieux : Tours,Mayence, Buenos Aires etc.

Sa fête est le 11 novembre

Son père était un officier de l'empire romain, vers 15 ans lui aussi devient soldat en Italie puis en Gaule 

Un soir de l'hiver 338 à Amiens il  partage la moitié de son manteau avec un mendiant transi de froid. La nuit suivante le christ lui apparaît en songe et le remercie pour ce geste. Martin décide alors de quitter l'armée et de se convertir.

Quelques années plus tard il est baptisé et se met au service de St Hilaire évèque de Poitiers. Il fonde le monastère de Ligugé en Poitou. Le 4 juillet 371 il est élu évèque de Tours , il continue néanmoins de vivre comme un moine , il oeuvre en missionnaire dans les campagnes en convertissant les populations , il fonde églises et monastères. Il porte alors le nom "d'apôtre des Gaules".

St Martin est le patron des soldats, policiers  des cavaliers et aussi des  tailleurs ( en rapport à son manteau).

La St Martin est le temps fort du monde rural et de nombreuses foires ont encore lieu à cette date .C'est à cette date que l'on payait les loyers et redevances .

La crypte de la basilique St Martin de Tours abrite le tombeau de St Martin.

Dans le Cher 45 églises ou paroisses  se réclament de son patronage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plaque funéraire Jean Pasquet

 

Dans un pilier de l'église est fixée la PLAQUE FUNERAIRE de JACQUES PASQUET, notaire, mort en 1625. inscription en vieux Français.

voici la transcription :

Cy gist honorable homme  Jacques Pasquet notaire de ce lieu natif du bourg de Champagna lequel à fondé à perpétuité en l'église de céans une messe avec un libéra à la fin d'icelle le dixieme des moys  et pour ce ai donné la somme de six livres cinct solz par anée assignée sur les héritages  possédés à présent par Gilbert Bonnefoy au village de Viller.  Priez Dieu pour son âme qu'elle aille à Dieu. Le dixiième   de septembre 1625 estant agé de 58 ans. Dieu lui fasse pardon. Ainsi soit il.

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Vitrail St Louis

 

Vitrail représentant St Louis

Offert par Louis ROLLET curé de Préveranges de 1930 à 1939

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A nos héros de 14-18

Intitulé  " Ange de la reconnaissance  couronnant un soldat "

Communion en 1967

1967 communion francoise

A gauche en haut le curé : Bozon-Liaudet, à droite en haut : Jacques Boutillon

La Chapelle Ste Valérie

  La chapelle Ste Valérie  disparue depuis la fin des années 1800. Elle était rattachée à l'abbaye de Chambon ( Creuse) tout comme l'église paroissiale.

  Elle était située à la limite actuelle du Cher et de la Creuse sur la route de Préveranges à Boussac.

  Un document notarial indique la prise de possession du prieuré de Ste Valérie le 27 mars 1778 par Jean Joseph GIRAUD prêtre religieux.

Les Curés depuis 1568

1568            Frolleau Jean

1613             Marcillaghon François

1665            Pasquet

1680           Deguillemet Nicolas

1707            Benoist Jean

1728            Benoist Philippe

1741             Duchier François

1778            Tardy

an 4             Bodin

1802           Rondaire

1808           Legate

1812             Bunelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1816         Léobon Gilbert

1826         Dufour

1852         Gaultier Pierre Perpétue

1875          Berquin Charles

1891           Blondeau Louis

1904          Alizon  Stéphane

1906          Rollin Emile

1921           Raffinat

1930           Rollet

 

Sources :

archives municipales ;

monographie de 1896  par Vincent Rochon

 

 

 

 Stèle à la mémoire des abbés Gauthier et Blondeau située au milieu du cimetière.

  A la memoire des abbes gauthier et blondeau

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